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Le plan national canicule
À l’instigation de Marcelle Pierrot, préfète du Tarn, et en présence des acteurs locaux de la santé et de la protection sociale s’est réuni le mercredi 8 juin 2011 à la préfecture, un Comité départemental canicule (CDC) afin de mettre en place un dispositif de veille tout au long de cet été. Madame la préfète, en lien avec l’Agence régionale de santé, a ainsi présenté aux équipes le plan national canicule 2011 et s’est assuré de la mise à jour du dispositif d’aide éventuel au profit des personnes fragiles (personnes âgées et handicapées, enfants en bas âges, personnes sans-abri, etc.) en cas de fortes chaleurs. Les Cellules interrégionales d’épidémiologie (CIRE) activeront tout au long de l’été leur réseau de surveillance et d’alerte basé sur des données sanitaires.
Conformément aux dispositions prévues par le plan national canicule, la préfète a déclenché le niveau de veille saisonnière le mercredi 1er juin 2011.
Ce niveau de veille saisonnière correspond à la mise en œuvre, au niveau national :
- du dispositif de veille biométéorologique, assuré par Météo-France et l’Institut de veille sanitaire, qui permet de détecter la survenue d’une canicule,
- du dispositif d’information et de communication, avec notamment, le numéro vert activé par le ministère chargé de la Santé : 0 800 06 66 66 (appel gratuit depuis un poste fixe).
Le plan national canicule comporte deux autres niveaux :
- le niveau de mise en garde et actions (MIGA), déclenché par les préfets de département concernés en cas d’alerte émise par Météo-France et l’Institut de veille sanitaire,
- le niveau de mobilisation maximale, déclenché sur instruction du Premier ministre, sur avis conjoint du ministre chargé de l’intérieur et du ministre chargé de la santé, lorsque la canicule est aggravée par des effets collatéraux (rupture de l’alimentation électrique, pénurie d’eau potable, saturation des établissements de santé,...).
Le plan s’appuie sur cinq grands piliers :
- La mise en œuvre des mesures de protection des personnes à risque hébergées en institutions (établissements accueillant des personnes âgées, établissements pour personnes handicapées) ou hospitalisées en établissements de santé.
- Le repérage individuel des personnes à risque, grâce au registre des personnes fragiles ou isolées tenu par les communes.
- L’alerte, sur la base de l’évaluation biométéorologique faite par Météo-France et l’Institut de veille sanitaire (InVS).
- La solidarité vis-à-vis des personnes à risque, mise en œuvre grâce au recensement et aux dispositifs de permanence estivale des services de soins et d’aide à domicile et des associations de bénévoles.
- Le dispositif d’information et de communication, à destination du grand public, des professionnels et des établissements de santé.
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