Présentation du département

Contenu

Le département du Tarn en quelques lignes

 

Situé au Nord-Est de l’agglomération toulousaine, le département du Tarn est un territoire rural où l’économie industrielle a fait place petit à petit à une économie tertiaire depuis un demi-siècle. L’activité agricole est toujours bien présente au travers notamment d’un vignoble reconnu mais aussi d’une place forte de l’élevage et de la culture de céréales. Le Tarn possède également des atouts touristiques indéniables sur l’ensemble de son territoire qui permettent de le faire connaître bien au delà de ces frontières administratives.

Avec un peu moins de 379 000 habitants estimés en 2012, le Tarn est le 60ème département le plus peuplé de France métropolitaine. En revanche, il est le 35ème département présentant le plus fort taux d’évolution annuel de sa population entre 2007 et 2012. Avec +0,5 %/an sur cette période, cette dynamique récente portée quasi exclusivement par une importante attractivité migratoire prolonge une poussée démographique enregistrée dès la fin des années 1990 après des décennies de croissance molle.

Cette évolution n’est pas uniforme sur l’ensemble du département. En effet, le Tarn est composé de plusieurs territoires qui évoluent de façon différenciés. La présence de 2 villes moyennes, l’une au Nord, l’autre au Sud, de taille similaire mais avec des évolutions et une histoire différentes a structuré fortement le département depuis sa création tout en maintenant deux principaux pôles économiques et d’emploi.

L’ouest du département a subi une forte évolution durant les vingt dernières années. La métropole toulousaine étend son influence jusque dans la frange Ouest du Tarn générant une évolution démographique élevée, une dépendance au pôle d’emplois toulousain, une pression foncière et immobilière forte et des déplacements journaliers vers la métropole régionale s’intensifiant. Ce secteur dont l’une des premières ressources était l’agriculture est en train de s’urbaniser et de devenir un territoire du « périurbain toulousain ».

A contrario, l’Est du département subit depuis quelques années une certaine déprise démographique. Les crises du monde agricole ont accentué l’absence d’attractivité de ces espaces ruraux de faible densité bien que ponctuellement certaines polarités, en marge des agglomérations albigeoises et castraises, résistent mieux.

Les principaux flux de mobilités domicile-travail reflètent bien ces différences d’attractivité résidentielle. Les deux agglomérations albigeoises et castraises attirent des actifs résidant de plus en plus loin de la ville-centre. Des processus d’intégration urbaine sont d’ailleurs en cours sur l’axe Albi-Carmaux d’une part et Castres-Mazamet d’autre part. La métropole toulousaine quant à elle attire de manière quasi-exclusive les actifs résidant au sein d’un quadrilatère Saint-Sulpice, Lavaur, Gaillac, Graulhet. Des flux plus équilibrés existent entre Albi-Castres et Toulouse. Plus de huit déplacements vers l’emploi sur dix se font aujourd’hui principalement en voiture individuelle.