Politique de la ville

La loi 2014-173 du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine a réformé profondément le cadre de la politique de la ville dans une logique de simplification et de concentration des moyens. Les dimensions prioritaires de la réforme ont été :
- de resserrer la géographie prioritaire autour des quartiers où les habitants ont des revenus fiscaux les plus faibles
- d’assurer une meilleure territorialisation des politiques sectorielles par une mobilisation accrue des crédits de droit commun sur les quartiers prioritaires
- d’installer au niveau intercommunal la gouvernance des contrats de ville
- de donner leur place aux habitants par la participation citoyenne dans les démarches institutionnelles.

La refonte de la géographie prioritaire a été établie à partir d’un critère unique : la concentration urbaine de pauvreté, qualifiée à partir du revenu minimum médian fiscal inférieur à 11.250 € par an par foyer fiscal couvrant un périmètre minimal de 1.000 habitants dans les unités urbaines de plus de 10.000 habitants.

Dans le Tarn, les communes de Graulhet, de Gaillac, de Carmaux, d’Albi, de Castres et d’Aussillon ont été éligibles sur la base de ce critère unique. La réforme a retenu 11 quartiers soit 19.350 habitants (contre 22 quartiers et 44.190 habitants dans les anciens CUCS). Les quartiers des communes de Blaye-les-Mines, Saint-Benoît de Carmaux, Saint-Juéry, Labruguière, Mazamet sont devenus des territoires en « veille active ».