Feuille de route

Le président de la République a appelé le 14 novembre 2017 à une « mobilisation nationale pour les villes et les quartiers » et a précisé les objectifs : garantir les mêmes droits, favoriser l’émancipation et refaire République. Cinq programmes ont été intégrés par le gouvernement dans la feuille de route annuelle de la politique de la ville.

Depuis, la mobilisation s’appuie dans le Tarn sur un engagement de tous les acteurs (État, collectivités locales, entreprises, associations, habitants…) dans un travail collaboratif et sur un décloisonnement, à tous les niveaux, pour faire avancer les projets et adapter les solutions et les actions proposées aux besoins locaux.

Plusieurs fois par an, le secrétaire général de la préfecture réunit l’équipe interministérielle de la politique de la ville constituée des services de l’État pour suivre la feuille de route de l’action de l’État dans les onze quartiers.

En février 2018, une rencontre territoriale des forces vives de la politique de la ville du Tarn a été organisée avec les acteurs de terrain et les habitants pour échanger autour d’actions conduites dans le domaine de l’emploi sous l’angle de la jeunesse et dans les Programmes de Réussite Éducative. Elle a permis de les mobiliser dans le cadre de la labellisation des actions locales « 40 ans de la politique de la ville – inventons les territoires de demain » conduites dans le Tarn:quatre actions ont ainsi été labellisées. Cette rencontre sera reconduite sur le sujet des conseils citoyens à l’automne 2019.

Depuis les attentats de 2016, la prévention de la radicalisation fait l’objet d’une attention particulière sur le département et de dispositifs spécifiques : la préfecture est pleinement mobilisée sur le sujet. La mise en place de plan de prévention de la radicalisation dans les contrats de ville est inscrite dans le Plan national de prévention de la radicalisation du 23 février 2018 et dans le plan de mobilisation nationale pour les habitants des quartiers. Ces plans ont été mis en place en 2017 sur les contrats de ville d’Albi et de Carmaux, sont en cours de finalisation (fin juin 2019) sur Gaillac et Graulhet, et seront initiés début juin 2019 sur les territoires de Castres, Mazamet, Labruguière et Aussillon.

Prorogés jusqu’en 2022, les 5 contrats de ville 2015-2020 font l’objet d’une évaluation à mi-parcours lancée en novembre 2018. Partenariale et élargie, l’évaluation a pour objet de rendre compte de la mise en œuvre et des résultats des programmes d’actions initiés par contrat depuis et aussi à apprécier le fonctionnement et l’impact de chaque contrat. Cette rénovation prendra la forme de protocoles d’engagements réciproques qui seront décidés avec les signataires des contrats de ville.

Afin d’améliorer le fonctionnement des dispositifs traitant des questions d’emploi et de développement économique dans les quartiers prioritaires, un Service public pour l’emploi local (SPEL) est dédié aux quartiers prioritaires. Tous les acteurs sont mobilisés pour améliorer et favoriser les actions conduites dans les cinq contrats de ville, développer les partenariats dans le cadre de la Charte Entreprises Quartiers initiée en juillet 2015 et rapprocher au plus près les objectifs de la Charte avec les orientations du PAQTE et ceux du Plan 10.000 entreprises pour l’inclusion et l’insertion professionnelle.

Enfin, les deux projets ANRU engagés à Albi (Cantepau) et à Castres (Laden Petit train) initiés depuis la fin 2016 définissent les grandes lignes de renouvellement urbain, notamment en terme d’opérations de démolition, de réhabilitation et de reconstruction par quartier, et avanceront dans le cadre d‘une convention pluriannuelle multipartenariale.