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Uné cérémonie du souvenir et d’hommage à Jean Jaurès

 

Hier, jeudi 31 juillet 2014, une cérémonie du souvenir et d’hommage à Jean Jaurès a été organisée au cénotaphe de Jean Jaurès au cimetière des Planques à Albi dans le cadre de la commémoration nationale des 100 ans de son assassinat.

A cette occasion, la préfète du Tarn a prononcé le discours suivant :
"Un siècle après, la voix de Jaurès, le cri de Jaurès pour la paix retentissent encore dans nos esprits ; comme s’il l’avait prononcée hier, juste avant de tomber sous les balles de son assassin : « la paix nous fuira-t-elle toujours ?. »
Comme il avait raison d’alerter le monde, de se battre pour préserver la paix , tant on mesure tout ce que cette guerre a apporté d’atrocités et de déséquilibres.
Ce centième anniversaire de sa disparition, c’est l’occasion en tous lieux du territoire, singulièrement ici dans le Tarn, son département, de mettre en lumière la pensée d’un homme, dont la voix vient de l’autre siècle, mais qui nous adresse des propos d’une étonnante modernité.
Cette actualité de Jaurès se renforce du sentiment que l’histoire bégaie.
Il est troublant que 100 ans après, les mêmes questions se posent sur l’impuissance des peuples et de leurs dirigeants à trouver les voies du vivre ensemble, sur les haines et sur le recours aux armes, que ce soit en Europe orientale, au Proche et au Moyen-Orient, comme on le vit éclater à Sarajevo en 1914.
Avez-vous observé à quel point, actuellement, tout le monde vient chercher dans les écrits et les paroles de Jaurès un renouvellement d’inspiration, un ressourcement de pensée, une référence de réflexion et d’action, dans un monde et un pays traversés de gésines ?
Parce que c’est une pensée qui se veut, qui est concrète mais qui a su atteindre l’intemporel.
La puissance de l’intemporel, c’est quoi ?
C’est ce que Jaurès rappelait dans son célèbre discours à la jeunesse à Albi : « le courage, c’est d’aller à l’idéal pour comprendre le réel ».
C’est cela que Jaurès, l’éveilleur des consciences, nous a légué en héritage, l’universel, l’intemporel.

Philosophe dans l’action, alliant pragmatisme et vision lucide de l’avenir.
Jaurès est au Panthéon. Il y est à sa place. Pas seulement pour ce qu’il a fait.
Parce qu’il est de ceux qui, dans la diversité de la démocratie, éclairent notre Nation.
Nous sommes ici devant son premier tombeau.
Il est vide.
A vrai dire, ce tombeau n’est pas vide car comme le disait Cocteau « le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants. » "